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DOUGGA/ THUGGA
Dougga,
de son nom antique Thugga, se trouve à une centaine
de kilomètres de Tunis, la capitale ; ses vestiges
de l'antiquité reflètent une histoire qui porte
surtout les empreintes des civilisations numide et romaine.
L'une des plus importantes villes du royaume de Massinissa,
Thugga entra sous dépendance romaine vers 46 av. J.-C.,
suite à la création de la province d'Africa
nova par César. Dès lors, et jusqu'en 205 ap.
J.-C., date de sa promotion au statut de municipe, elle compta
deux noyaux, l'un ancien, numide et l'autre récent,
romain. Par la suite, entièrement romanisée,
la cité connut son apogée et se dota de monuments
dignes de son rang de colonie, obtenu en 261. Puis, bien que
peu affectée par les temps de crise, Thugga finit par
connaître des difficultés avant d'être
fortifiée à l'époque byzantine, et de
perdre ensuite, peu à peu, son rayonnement d'antan.
Dougga est aujourd'hui l'un des plus beaux joyaux du patrimoine
tunisien. Parmi les nombreux monuments qu'on peut y visiter,
on peut citer :
* les thermes dits "liciniens", construits sous
le règne de l'empereur Gallien, au milieu du IIIe s.
ap. J.-C.
* le Théâtre qui pouvait accueillir de 3000 à
3500 spectateurs
* le capitole, le mieux conservé des temples romains
d'Afrique du Nord ; il est dédié à la
triade Jupiter, Junon, Minerve. Du reste, Thugga compte bien
d'autres bâtiments cultuels dédiés à
d'autres divinités : Mercure, Caelestis, Saturne, Concordia,
Frugifer, Liber Pater, etc...
* le mausolée libyco-punique. Ce monument, haut de
21m., composé de plusieurs étages diposés
en gradins et coiffés d'un pyramidion, a été
construit en 200 av. J.-C. pour accueillir la dépouille
d'un certain Ataban, prince de son état. Beau, orné
de colonnes et de bas-reliefs, ce monument (à qui manque
l'épitaphe bilingue, celle-là même qui
permit le déchiffrement de l'écriture lybique)
est un véritable chef-d'oeuvre de l'architecture de
l'époque.
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